Championnat de France Elite d'athlétisme 2013

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Yoann Kowal « trop lent pour le sprint final »

Dans une course partie sur des bases très lentes, le Périgourdin a tenté le tout pour le tout à trois tours du but. Mais sa fougue s'est révélée insuffisante pour contrer les finish assez impressionnants de Mahiedine Mekhissi et Nouredine Smail.

L'an passé à Angers, Yoann Kowal montait sur la deuxième marche du podium sur 1 500 mètres, une distance qu'il a désormais abandonnée. Pour revenir à ses premiers amours, le 3 000 m steeple. « Oui le changement est convaincant. 8'12, c'est convaincant » assène son coach Patrick Petit Breuil dans la foulée de la course. 8'12''53, c'est le chrono réalisé par son athlète à Rabat à l'occasion de sa rentrée début juin. Et qui valide le changement de distance opéré par le duo.

En sueur, Patrick Petitbreuilh a pleinement vécu ce 3 000 m steeple. « J'ai chaud ! » s'exclame t-il. Chauds, comme le furent les trois derniers tours de cette finale, partie sur des bases excessivement lentes (3'03 au premier kilomètre). « Ça n'avançait pas, j'ai mis une petite accélération. Puis j'ai ralenti quand j'ai vu que je ne creusais pas l'écart. Et je suis trop lent pour le sprint final. C'est dommage mais il ne faut pas négliger un podium national » indique Yoann Kowal. Même constat et même remarque du côté de son coach. « C'est toujours bien de faire un podium, même si forcément on veut gagner. Donc il y a un peu de déception. Après, ce n'est pas le type de courses où il excelle. Avec 3'03, Il faut que les gars soient fatigués. 3'03 au kilo, personne n'est mort ! » regrette Patrick Petit-Breuil avec sa verve coutumière.

« On bosse mais c'est dur »

Pourtant, le Périgourdin affiche un record personnel à 3'33''75 sur 1 500 mètres (en 2011), un chrono quasi similaire à celui de Mahiedine Mekhissi (même si ce dernier l'a réalisé il y a deux semaines). Sauf que, comme l'indique Patrick Petit-Breuil, le double champion de France du 1 500 mètres (2008 et 2010) « fait 3'33 sur une course rapide ». Car la principale force de Yoann Kowal est « sa qualité d'endurance ». Période du Tour de France oblige, on pourrait comparer cela à la capacité d'emmener un gros braquet longtemps. Alors que la vitesse terminale est son point faible, comme en atteste le dernier tour, où Mahiedine Mekhissi et Nouredine Smail ont été en mesure de placer une (très) très grosse accélération (8'46''57, 8'46''76 et 8'50''55 pour Kowal). Et ce point faible est travaillé à l'entraînement. « On fait ce qu'il faut pour améliorer tout ça. On bosse mais c'est dur » confie le coach. « Il faut que les gars soient fatigués pour que Yoann ait sa chance dans les derniers 300 mètres ».

Celui-ci aura pour ambition de se qualifier pour la finale aux Mondiaux de Moscou. Pour « rentrer dans le top 8 ». Une finale qui lui a toujours échappé sur le 1 500. « Il fait troisième aux France, ça ne va pas être simple » souffle Patrick Petit-Breuil. « Mais je le sens bien pour Moscou ». Où il faudra espérer une course rapide au train, qui sied mieux à Yoann Kowal.

Quentin Guillon pour VO2 MAG

 

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