Kowal doit digérer

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Le Périgourdin a été éliminé en séries samedi.

Que valent treize centièmes à l'aune des kilomètres avalés, de la souffrance endurée à l'entraînement, de l'investissement réalisé durant ces mois de préparation ? Le champion d'Europe du 3 000 mètres steeple était le premier Français, à se lancer, samedi matin à 4 h 25 en France, aux championnats du monde de Pékin.

Il fallait être dans les trois premiers de chaque série pour aller en finale, prévue cet après-midi. Ou alors signer un des six meilleurs temps restants. Mais le scénario de la course a vite biffé cette option.

Yoann Kowal s'est classé quatrième de sa course. Au finish après un bel effort dans le dernier tour. Quatrième pour treize centièmes de seconde, et éliminé. Car il était impossible d'espérer un rattrapage au temps, avec un chrono de 8 min 41 sec 65. Cette série inaugurale est partie sur des bases très lentes. Les deux courses suivantes ont été plus rapides. À tel point que dès la fin de la deuxième série, le sort du Périgourdin en était jeté.

Kowal s'est retrouvé dans une course particulièrement dense, aux côtés de l'Américain Evan Jager, et du Kényan Conseslus Kipruto, respectivement 2e et 4e mondial.

« J'ai eu un gros coup de stress en entrant dans la chambre d'appel. Ça a duré une petite minute et je suis ensuite passé en mode machine de combat. Je suis entré dans le stade focalisé et vraiment prêt », explique t-il après sa course.

Après plusieurs tours tranquilles, passés au chaud dans le peloton, le Périgourdin a effectué un gros dernier 400 mètres. Pas suffisant pour contenir les favoris, dont le Canadien Matthew Hugues, qui l'a repris à quelques mètres de la ligne.

« C'était des allures de cadet. Mais je n'ai pas paniqué. Je pense que la gestion mentale et physique était parfaite », glissait l'athlète coaché par Patrick Petitbreuil. « Je n'ai rien à lui reprocher. Il a fait le boulot », soulignait ce dernier.

Face au duo Kipruto et Jager, juste devant lui (1er et 2e en 8 min 41 sec 41 et 8 min 51 sec 51), Yoann Kowal a prouvé sa capacité à suivre les meilleurs. D'où son indicible frustration de ne pas pouvoir disputer ses chances en finale.

« J'ai beaucoup de regrets car je n'ai pas montré ce que je vaux. J'étais vraiment confiant et costaud. Ce n'est pas une défaillance, ni physique ni de la tête. C'est vraiment rageant. »

Et maintenant ? Il courra en Ligue de Diamant à Zurich le 3 septembre prochain. Dans quel état d'esprit ? « Je vais déjà aller pleurer tout seul. Ça fait huit jours qu'on est à Pékin. Tout était bien : je n'ai mangé que du riz et du poulet ; je n'ai pas fait d'extra et je n'ai fait que me reposer. Quand tu te mets en mode compétition comme ça, et qu'il manque un dixième de seconde, qu'est ce que tu veux faire ? Me remettre dedans pour Zurich va être dur. »

« Ce matin (samedi, après la série), ça n'allait pas bien, racontait Patrick Petitbreuil, qui va s'escrimer à la remobiliser. Il voulait rentrer. Mais le but est de rebondir. Il est vraiment en très bonne forme. Je sais ce qu'il vaut. On va s'entraîner, avec une grosse séance mardi. »

Le retour en France est programmé mercredi prochain, avant Zurich la semaine suivante et la volonté de battre son record personnel (8 min 12 sec 53).

Il essaiera dans un écrin où la réussite avait été de son côté il y a un an : tout proche de se trouer en séries, Kowal avait ensuiteglané la médaille d'argent, puis l'or suite à la disqualification de Mekhissi. À quoi tient une saison...

Quention Guillon à Pékin - Article paru dans Sud-Ouest du 24 août 2015

 

 

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