Yoann Kowal à Moscou : "J'ai pu m'exprimer"

Yoann Kowal à Moscou : "J'ai pu m'exprimer" Photo : Bernard Chubilleau
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Hier à Moscou, Yoann Kowal a réussi sa finale en terminant dans les huit premiers, l'objectif qu'il s'était fixé. Il raconte ses sensations, à l'issue de sa première finale mondiale.

Les innombrables heures d'entraînement sur la piste du stade Rongiéras de Périgueux ont fini par payer.

Huitième en 8 min 17 sec 41. Pour sa toute première participation à finale mondiale, Yoann Kowal, le demi-fondeur périgourdin, a rempli son pari : finir dans les huit. Une vraie réussite pour le licencié de l'entente Périgueux-Sarlat-Trélissac Athlétisme (Epsta).

Après des années de lutte et d'échecs sur 1 500 mètres pour atteindre une finale mondiale, avec tout de même une demi-finale olympique l'été dernier à Londres, il a dû changer de discipline pour voir son rêve se réaliser. C'est fait. Et tout ça pour sa première année sur ce 3 000 mètres steeple. De quoi être content, et même avoir quelques ambitions.

« Sud-Ouest ».Quel est votre sentiment après cette belle huitième place mondiale ?

Yoann Kowal. Je suis vraiment content. En plus, je ne suis qu'à cinq secondes de mon record personnel (1). La course s'est bien passée. Je pars au cœur du peloton, concentré sur ce que j'ai à faire. Quand Nouredine (Smaïl, NDLR) est tombé, cela m'a fait très peur. Voir un collègue par terre, ça fait mal. Mais je me suis ressaisi tout en restant vigilant, car ça poussait fort en fond de course. J'ai essayé de remonter et de me replacer mais ça relançait tout le temps. Et sur le dernier tour, je vais encore chercher le Marocain Ezzine. Je crois qu'il va finir par me haïr (2). Je vais chercher la huitième place. Avec un petit regret de ne pas y avoir cru plus tôt car le Kényan devant moi, Mutai, craque sur la fin. Mais bon, huitième mondial, le contrat est rempli.

N'est-ce pas une belle revanche par rapport à vos échecs sur 1 500 mètres ?

Oui c'est sûr. Je suis arrivé en forme sur ces championnats. Mon temps le prouve. Ce qui me fait plaisir, c'est qu'avec mon coach, Patrick Petitbreuil, on se dit depuis trois, quatre ans que je réussis de belles séries lors des grands championnats. Mais je passais à chaque fois aux portes de la finale. Le 1 500 mètres est vraiment ingrat. Là, je suis en forme et j'arrive à le démontrer. Là, j'ai pu exprimer mon potentiel. Néanmoins, ça me fait un peu mal au cœur de voir que je suis encore loin de la tête. Mais ça va venir. Il faut être ambitieux, emmagasiner de l'expérience, écouter les autres et y aller progressivement.

L'attente jusqu'à la finale n'a-t-elle pas été longue ?

Si. On est arrivé une heure avant la course sur le stade d'échauffement. Mahiedine (Mekhissi) se lève et sautille. Là, je me dis qu'il est en train de stresser. Nourédine (Smaïl) va deux fois aux toilettes. Personne ne se parle. C'était assez tendu. Mahiedine part s'échauffer une heure vingt avant, tout seul. Puis chacun est parti de son côté. On s'est retrouvé en chambre d'appel. C'est long, on répète nos gammes. Avant de rentrer sur la piste, j'ai serré la main à Mahiédine et à Nourédine. Une fois le coup de pétard donné, c'est chacun pour sa peau. Mais on est quand même coéquipiers.

Sur la ligne de départ, à quoi avez-vous pensé ?

On attend le départ car le stress est là. Mais, à la présentation des athlètes, la speakerine était en retard. La caméra n'a pas eu le temps de montrer tout le monde. C'est un petit regret, car je voulais faire un coucou pour tout les gens qui me soutiennent et la famille. Sinon, j'ai aussi des exercices de sophrologie, de respiration abdominale pour arriver à me décontracter et à rester concentré sur mon objectif.

Avez-vous ressenti plus de pression qu'à l'ordinaire ?

Non, c'était de la pression mais de la bonne pression. En séries, lors des championnats d'Europe en salle à Göteborg en janvier, j'étais très stressé. C'était de la mauvaise pression. Là, j'étais encore mieux que pour la série.

Avez-vous pu suivre la course des autres français ?

Non, car les Kényans avaient annoncé qu'ils allaient partir vite. Alors la course d'équipe, on ne l'a même pas évoquée. Ce n'était pas prévu. Que pouvait-on faire pour Mahiédine ? Se mettre devant et freiner la course ? Ils auraient été là pour le finish. Cela ne servait à rien de griller nos cartouches, alors qu'on avait le potentiel pour placer les trois Français dans les huit premiers. J'ai fait mon travail, j'ai pris la place souhaitée, tout est bon.

(1) Son record personnel est de 8 min 12 sec 53. Kowal l'a réalisé le 9 juin dernier, lors du meeting de Rabat, au Maroc. (2) Kowal lui avait chipé la troisième place en série, directement qualificative pour la finale. Le Marocain avait été repêché au temps.

Source : Sud-Ouest

 

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