La déception du Périgourdin Kowal, victime d’une chute en finale des mondiaux d’athlétisme

Le Périgourdin a chuté, et a cédé beaucoup trop de terrain pour revenir. ©AFP Le Périgourdin a chuté, et a cédé beaucoup trop de terrain pour revenir.
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Yoann Kowal a terminé avant-dernier de la finale du 3000 m steeple, mardi soir, après avoir chuté lors d’un franchissement de barrière.

La déception, évidemment. Qu’elle soit pour Yoann Kowal, en premier lieu, mais aussi pour Gérard Pajot, le président de Dordogne Athlé (1), le club de Kowal.

Ou encore pour Yohan Durand, l’autre athlète international que compte la Dordogne.

Mardi soir, en finale du 3 000 mètres steeple aux mondiaux d’athlétisme de Londres, Yoann Kowal a pris la 13e et avant-dernière place. Un classement difficile à avaler : peu après trois minutes de course, le Périgourdin tape une barrière. Il chute et prend alors un retard définitif sur un peloton qu’il ne reverra pas.

« Je n’ai pas abandonné, il n’y a rien d’autre à retenir, a-t-il lâché, très frustré, au micro de France Télévisions après la course. Ça m’a coupé le souffle. J’ai essayé de me remotiver. Mais je ne reviens jamais. »

Déçu, forcément, le licencié de Dordogne Athlé. Car il espérait une belle place, « comme aux Jeux de Rio l’an passé » où il avait fait sixième, espérait avec lui Pajot. Voire pourquoi pas une médaille, comme il le confiait lundi après sa série bien maîtrisée.

Mais « après cette chute, la course est faussée », explique Durand, le Bergeracois champion de France du 5 000 mètres en 2012. Faussée car derrière, « tout s’emballe. Si tu chutes au tout début de l’épreuve, tu peux essayer de te refaire la cerise. Mais là… Yoann est loin, on a l’impression qu’il peut revenir à un moment, mais il finit par payer ces efforts. » Gérard Pajot, présent dans les tribunes du stade olympique de Londres, a d’abord eu du mal à voir si c’était bien Kowal qui avait chuté. Avant de souffler « c’est le sport », à plusieurs reprises après l’erreur de Kowal.

Mais Pajot a une explication. Peu avant l’incident, il expliquait que l’épreuve s’annonçait « compliquée, ils sont tous entassés. » En effet, après deux minutes de course, le peloton est très regroupé, rendant difficile chaque franchissement d’obstacle. « Un mec qui piétine un peu devant toi et voilà », suppose Durand.

Avant la barrière fatidique, Pajot remarque que Kowal, en queue de peloton, a eu du mal sur le franchissement de rivière. « Il fallait qu’il se replace » vers l’avant pour éviter l’affluence. Trop tard. « Ça va être dur, ne peut que souffler le dirigeant. Psychologiquement, c’est difficile. Il y avait la place… C’est d’autant plus rageant quand on voit qu’il se bat jusqu’au bout. »

(1) Dordogne Athlé succède à l’Entente Périgueux Sarlat Trélissac Athlétisme (Epsta), depuis le départ du club de Trélissac de l’entente, et Thierry Gallien en devient le nouveau président en remplacement de Gérard Pajot.

Publié le 09/08/2017 à 3h38 sur Sud Ouest. Mis à jour à 7h59 par Rafael Dubourg.

 

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