Mondiaux d’athlétisme : pourquoi le Périgourdin Kowal peut y croire

Yoann Kowal : "Il faut que j'aie les dents longues." ©AFP Yoann Kowal : "Il faut que j'aie les dents longues."
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Yoann Kowal dispute ce mardi soir la finale du 3000 m steeple.

Dans l’ombre de Mahiedine Mekhissi, le Périgourdin Yoann Kowal est bien l’un des tauliers de l’équipe de France.

Il sera en finale du 3000 m steeple, ce mardi soir à 22 h 10 (heure française, en direct sur France 2), aux mondiaux d’athlétisme de Londres. Avec 29 sélections au compteur (seul Renaud Lavillenie fait mieux chez les hommes en lice à Londres avec 35), il fait montre d’une vraie régularité, présent à tous les championnats planétaires depuis 2009. D’abord sur 1 500 mètres, puis sur 3 000 m steeple depuis 2013.

Huitième à Moscou cette année-là, champion d’Europe l’année suivante à Zurich suite au déclassement de Mekhissi, le Périgourdin est passé à côté en 2015 à Pékin (éliminé en séries) avant de prendre la 5e place l’an dernier à Rio.

À l’aise dimanche en série, il semble avoir atteint la plénitude de ses moyens physiques. À 30 ans, il clame ses intentions. « Je n’ai pas peur de dire que je vise une médaille. Même si les gens pensent que j’en suis très loin, j’ai envie d’avoir des ambitions et d’y croire. Ça va peut-être exploser dans tous les sens. Mais il faut que j’aie les dents longues, que j’y crois jusqu’au bout afin de me faire plaisir avant tout », soufflait-il dimanche.

« Je pense que c’est faisable. Il sait qu’il est costaud et il n’a pas eu de pépins physiques. Il faut profiter de ces bons moments et il faut tenter », abonde son coach Patrick Petit-Breuil, l’œil qui brille.

Ce mardi soir, tous les regards seront bien sûr tournés vers Mahiedine Mekhissi, quintuple médaillé à ce niveau de compétition (trois fois aux Jeux, deux fois aux Mondiaux), bien que son hiver et sa préparation aient été perturbés par des tendons douloureux ayant nécessité des injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes). Si l’Américain Evan Jager et le Marocain Soufiane Elbakkali ont fait forte impression cette saison, les Kényans à l’imposant pedigree Conseslus Kipruto (touché à un tendon) et le quadruple champion du monde et double champion olympique Ezekiel Kemboi, qualifié au temps dimanche et battu par le Périgourdin, ne paraissent pas à leur meilleur. Le bon moment pour Yoann Kowal ?

L’esprit tranquille

Lundi, Kowal et son entraîneur de toujours, Patrick Petitbreuil, ont travaillé. Mais, joint dimanche soir, l’athlète ne savait pas vraiment ce qu’il allait faire. « Je ferai peut-être des sprints. Ou un footing. En pointes ou en basket, je ne sais pas vraiment. » Au feeling. Cet état d’esprit n’est pas une nouveauté chez Kowal. Cette tranquillité l’accompagnait déjà l’année dernière aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, conclus avec une belle sixième place. L’an passé, le Périgourdin avait maîtrisé sa série pour aller en finale. Dimanche, il a fait de même malgré une petite frayeur sur la ligne. Il s’est porté à l’avant quand c’était nécessaire, par exemple. Le signe de la maturité. Qui lui fait dire qu’il peut pourquoi pas monter sur la boîte.
Reste à bien gérer l’éventuel stress d’ici 22 h 10… Pour, peut-être, obtenir une nouvelle médaille internationale après son sacre européen de 2014.

Publié le 08/08/2017 à 15h27 par Quentin Guillon et Rafael Dubourg sur Sud Ouest 

 

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